Pour comprendre l’architecture d’entreprise, il important de comprendre l’écosystème de l’entreprise. L’écosystème se sépare en deux catégories de rôles, soit les rôles pour la mission, soit les rôles de l’administration de l’entreprise.
La plupart du temps, c’est les mêmes personnes qui exécutent les tâches de mission et d’administration pour une couche donnée. Mais il est important de les dissocier pour mieux dégager la valeur ajoutée (répondre à un besoin fondamental) de chacune d’elle.
Pour ces deux catégories, il se dessine une gestion matricielle des couches d’organisation du travail, tel que le stratégique, le tactique et l’opérationnel. Voici une image qui explique rapidement le concept.

Avant de voir en détail chacun des croisements de cette gestion matricielle, je veux attirer votre regard sur les flèches. Je les ai mis dans ce sens parce que le besoin du client, qui est représenté par la mission, doit influencer l’administration et non le contraire. Sinon, le sens de la mission est perdu. La gestion administrative doit s’adapter et être agile selon la réalité (compétences, temps, outils disponible, environnement) de de l’exécution de la mission. Une culture d’expérience employé doit être le fondement de la gouvernance, d’ailleurs les ressources humaines sont la matière première de l’entreprise.
Mission opérationnelle
La mission opérationnelle, c’est toutes les tâches dédiées à la mission directement. Ici, on exécute la mission soit par un service, soit par la production d’un produit.
Dans cette partie, il est important que la personne ait le contexte (tactique et stratégique autant de la mission et de l’administration) afin de créer sa propre vision de sa journée. De pouvoir avoir l’autonomie de la qualité de ses tâches et de l’interaction avec les parties prenantes de celles-ci.
Mission tactique
Dans la mission tactique, on va faire l’organisation directe de l’opérationnel de la mission. On veut établir une vision à court et moyen terme des tâches de la mission.
Cela comprend l’analyse et l’organisation de la réalisation de la mission opérationnelle. Ce travail va permettre de produire un plan d’action cohérent avec la vision stratégique et la réalité du terrain (opérationnel).
Pour vous aider à bien identifier la mission tactique, on voit dans cette couche, entre autres, les chargés de projet et les experts de l’opérationnel.
Un nouveau rôle (dont je suis issus), qui est encore très peu connu, et qui s’insère dans cette catégorie, c’est l’analyste d’affaires. Ils sont des pros de l’écoute des besoins d’affaires (besoins du client et des employés en termes de mission) et de les traduire pour les différentes sortes d’experts du secteur d’activités. Ils ont de la facilité à comprendre le secteur d’activité de façon général de par ses intérêts personnels.
Exemple: moi je suis une ancienne programmeuse. Donc, ma spécialité est le développement de solutions. J’adore trouver des solutions pour les besoins humains en sociologie, psychologie, organisation du travail, développement personnel, etc. D’un autre côté, je ne suis pas bonne en infrastructure informatique où c’est trop technique selon mes champs d’intérêts personnels.
Les analystes d’affaires vont souvent travailler de pair avec l’analyste technique qui sont des experts de l’opérationnel dans cette couche tactique.
Mission stratégique
La mission stratégique établit l’écosystème (« paysage » des parties prenantes) et une vision à long terme des besoins d’affaires (besoins fondamentaux des utilisateurs). Ils sont des promoteurs des besoins d’affaires et de la vision auprès de l’écosystème en entier.
La plupart des ressources humaines qui travaillent dans la mission stratégique vont être issue de la mission opérationnelle. Ici, les petites organisations se privent trop souvent d’engager des personnes spécialisées en administration qui ne sont pas issus du secteur d’activité de la mission. En effet, les personnes issues de la mission n’ont pas nécessairement de la facilité à développer les compétences stratégiques requises. Au contraire, les personnes issues de l’administration ont développées des compétences transversales d’agilité, d’écoute et de compréhension qui leur permettent de s’adapter à la mission lorsque cela concorde avec ses intérêts personnels.
Encore ici, je me permets de faire connaitre un rôle important pour la mission stratégique, soit le rôle de conseiller en architecture d’affaires (une autre compétence que j’ai). Il peut faire le travail de l’analyste d’affaires mais en plus, il modélise des solutions ou des projets.
Dans les plus petites organisations, les couches tactiques et stratégiques vont être ensemble et se diviser lorsque les tables décisionnelles comportent trop de gens. Même si c’est trop petit et qu’une seule personne exécute ses tâches, il est fortement suggéré de distinguer les couches des tâches pour faciliter l’organisation à court terme de même qu’à long terme.
Administration opérationnelle
L’administration opération sont toutes les tâches de gestion de son temps et des indicateurs d’avancement du résultat attendu de ses tâches.
C’est très difficile de séparer ces tâches de la personne qui fait la mission opérationnelle mais il y a toujours moyen d’automatiser la prise d’indicateur ou d’utiliser une ressource humaine qui écoute ou regarde le travail accompli des personnes inaptes à utiliser les méthodes de travail administratives.
Administration tactique
L’administration tactique est très vaste et peut contenir beaucoup de secteur d’activité. On parle de la gestion des ressources humaines, financières et matériels. Il y a aussi tous les systèmes d’information et de communications autant à l’interne qu’à l’externe.
Parce qu’elle est justement très vaste, elle complique tout et devient un leader traditionnel plutôt que d’adopter une position agile selon la mission. Tous les risques sont gérés ici, une tâche pas facile à relever. La gestion de l’humain est autant le problème que la solution étant donné que c’est la matière première de l’organisation.
Administration stratégique
L’administration stratégique, elle, établit la gouvernance et la vision administrative à long terme de la gestion des ressources humaines, financières et matériels. Elle va planifier, organiser et gouverner ceux-ci selon les visions et les objectifs de la mission.
C’est ici que je veux faire connaitre une de mes dernières compétences acquises, le rôle de conseiller en architecture d’entreprise. Comme le conseiller en architecture d’affaires, il modélise des solutions ou des projets mais plus que cela, il modélise des entreprises incluant l’administration et la mission. Il structure la gouvernance, crée des visions, des principes et des orientations. Il va inculquer de saines cultures dans l’organisation. C’est comme des conseillers stratégiques pour ceux qui ont plus entendus parler de ce rôle.
Conclusion
Comprendre à haut niveau le découpage organisationnel d’une entreprise est très important pour mieux définir les rôles et responsabilités de chaque ressource humaine. Lorsqu’on s’attaque à l’efficience et qu’on trace les chaines de valeurs, on réussit à éviter le gaspillage et à travailler sur les vraies priorités.
On voit encore trop souvent aussi, une hiérarchie décisionnelle entre les couches qui corrompt le sens de la mission sur le terrain. Le besoin du client doit toujours rester le fondement de toute organisation et influencer (sans dictature pour ne pas confondre les besoins et les caprices des clients) l’organisation de tous les rôles de l’entreprise.
Merci d’avoir pris ce temps et bravo pour votre lecture pour en apprendre plus sur l’architecture d’entreprise. Qu’est-ce que vous allez mieux faire dès maintenant?
Ping : Un futur laboratoire de recherche sur les directions scolaires complètement inutile? – To B Unik